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Paysages intérieurs/Indoor landscape

photographies d'une résidence au Familistère de Guise

2012/2013

Le travail photographique de Gaël Clariana s’exprime en série dont il fait œuvre, ses séries photographiques oscillent entre l’avant / l’extérieur et vers l’arrière / l’intérieur, comme un miroir de soi, il intériorise sa vision, une sorte de jardin personnel. C’est ainsi qu’il pratique. Il a trouvé dans ce médium un moyen de s’exprimer, mais pas seulement, car il pose des questions, se pose des questions sur le monde qui l’entoure. Gaël Clariana photographie toujours, encore et encore, sans cesse de manière compulsive / par besoin / par amour / par passion assurément, car il aime, il aime ce qu'il photographie. Ces photographies sont des actes de foi. Touché par le désir, la sensualité de l'acte / proche de son sujet, il ne se lasse jamais. Sans cesse Gaël Clariana songe à l’enfance par la photographie… Gaël Clariana interroge les espaces intérieurs du Familistère - appartements vacants - qu’il définit, lui-même comme de petites scènes du quotidien, d’un quotidien qui a été ? 

Ces mêmes pièces qui pour lui, photographe lui évoquent la Camera Obscura, image en mouvement / image fixe. Comme un avant / un après. Le Familistère de Guise devient le territoire photographique du sujet. Rappelons que dans chacune de ses séries photographiques la question du territoire est posée. Ici naissent des histoires comme naît une photographie, (une lutte, un échange, une souffrance) un jeu de va-et-vient permanent. Pendant une année 2012/1013 il a arpenté ces appartements vacants, comme un admirateur les contemplant dans le silence à la recherche d’indices, de traces laissées par les habitants. Chaque photographie est une histoire, comme un écho du passé qu’il essaye de retrouver. Ici un poster de football de grande taille qui juxtapose la fenêtre, ou encore une carte postale punaisée sur le mur de la cuisine. Peut-être oubliée ?  Ou bien encore un poster mural d’un paysage de forêt ou celui d’une moisson passée. 

Toutes ces images nous rappellent  sans cesse la présence passée des habitants de ce palais social. D’appartement en appartement des paysages commencent à apparaître  dans le cadre de son appareil à photographie, il y a quelque chose du vide qui s’impose.

D’avoir l’œil à porté de mains